Ouvrir ou fermer pendant la crise sanitaire ? Le dilemme des hôtels

L'hôtellerie est l'un des secteurs qui ont le plus souffert de la crise. Et aujourd'hui encore, près d'un établissement sur quatre n'a pas rouvert ses portes à cause principalement de l'absence des touristes étrangers, chinois notamment.

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Il a condamné sa porte d’entrée. À deux pas du quartier de Montmartre à Paris et alors que la saison démarre, c’est par l’issue de secours de son hôtel que ce gérant nous emmène dans sa salle de réception vide. En mai dernier, il a tenté de rouvrir. Mais très vite, il s’est résigné à fermer faute de clients. Il avait pourtant baissé le prix de ses chambres de 30%. “Il y avait plus de place pour nous puisque les établissements de catégories supérieures ont fait d’énormes promotions. Les gens se déplaçaient vers des catégories supérieures pour le même tarif que nous on proposait. On a été un moment contraint de s’avouer la réalité, c’est qu’il n’y a personne”, déplore Philippe Lameyre, directeur général de l’établissement 3 étoiles “The Modern Hotel” à Montmartre, Paris.

Si la situation ne s’améliore pas, il pense déjà à mettre la clé sous la porte. Comme lui, un hôtelier sur quatre est fermé depuis la levée des restrictions sanitaires, principalement les hôtels des grandes villes comme à Strasbourg ou à Lille, très dépendants de la clientèle américaine et européenne. Les visiteurs étrangers, c’est 90% du chiffre d’affaires de l’Hôtel Duquesne Eiffel. Mais le gérant, Olivier Rioual, a quand même décidé de rouvrir il y a un mois à perte. (…) Lire la suite sur LCI