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Nouveau concept | MADO À PARIS, quand la madeleine devient reine !

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Lancé en janvier 2020, l’Atelier « Mado à Paris » est devenu en quelques mois et en pleine période COVID, la référence de la madeleine, ce petit gâteau si français qui a ponctué l’enfance de la plupart d’entre nous.  Au point de s’autoproclamer « La Meilleure Madeleine de Paris ».

En quelques mois, plusieurs personnalités sont devenues des « aficionados » de cette adresse à l’angle de la Place de la Concorde et de la Rue de Rivoli, sous les arcades.

À sa tête, une femme entrepreneure qui voue un culte à la discrétion et qui, après une carrière politique de premier plan, a  dirigé la Communication d’un grand groupe français et est devenue une actionnaire de référence de nombreuses entreprises. Avec Mado, Martine H. a osé le pari de la création d’entreprise : partie d’un souvenir d’enfance lié à sa tante, Mado (diminutif de Madeleine) danseuse, elle a créé un concept clé en main, prêt à conquérir les plus grandes capitales du Monde. Interroger Martine H. a nécessité près de 4 jours de harcèlement : l’exposition médiatique, trop peu pour elle ! Elle préfère mettre en avant son concept et le futur de cette création !

 

Rendez-vous fut donc pris avec notre journaliste à 9h30 au 252 rue de Rivoli, chez Mado à Paris.

 

Première rencontre.

Une fois sur place, chez Mado à Paris, ce qui frappe, de prime abord, est l’extrême chaleur, l’aspect quasi familial qui se dégage du lieu. Un design épuré en bois clair ponctué de tâches jaunes ou brunes, de thés ou de madeleines, une « Salle à Manger » vide (cause Covid) agrémentée d’une bibliothèque et remplie d’ouvrages le tout souligné par un halo lumineux conférant au lieu un esprit unique.

Assis sur le banc cuir Havane de cette « Salle à Manger », la créatrice Martine H. nous attend.

Avec le masque, rien ne transparaît sinon de grands yeux bleus rieurs et surtout une voix chaleureuse.

 

Une fois les présentations faites, notre journaliste aborde l’épineuse question du lancement d’un nouveau concept en période Covid.

LTH : lancer un concept un mois avant le confinement, malheureuse circonstance, non ?

En toute honnêteté, le confinement et l’interdiction de voyager furent, pour nous, dans un premier temps, un véritable traumatisme. Entre la restauration et les ventes à emporter, nous étions en avance sur nos prévisions. Et puis, du jour au lendemain, changement de paradigme : plus de touristes, le Louvre fermé (12 % de notre clientèle passage), l’interdiction de circulation « Rue de Rivoli » décidée par la Mairie , fermeture des grands hôtels qui drainaient une clientèle internationale acheteuse de coffrets Mado à Paris et enfin, le télétravail qui a réduit de près de 60% notre clientèle locale. 

Ces éléments nous ont amené à repenser intégralement notre modèle et la distribution de nos produits.  

 

LTH : Qu’entendez-vous par « repenser votre modèle »?

Nous avons tout d’abord lancé une réflexion sur notre  « Produit », notre

 «Offre ». Doit-on lancer une nouvelle gamme, de nouveaux parfums, de nouveaux produits…

De plus, la Covid ayant modifié notre modèle économique, nous avons créé de A à Z les « ventes à emporter » (click and pay) et les « ventes livrées ».

Pour ce faire, nous avons redéfini l’intégralité du site Web pour le rendre « click and pay compatible ». De plus, comme un traiteur, nous avons identifié les possibilités de ventes « plateau » pour le midi : deux marchés principaux ont été identifiés.

 

Martine H. devant le 252 rue de Rivoli, Mado à Paris

Tout cela a été rendu possible par le recrutement d’une nouvelle équipe de production  avec à sa tête un jeune chef conseil, Ludovic Audaux, issu  de l’Hôtellerie Internationale. Il a su former une équipe passionnée avec Vincent, Huong et Anna.

LTH : Pouvez-vous nous en dire plus ?

Pour des raisons évidentes je ne peux, pour le moment, vous parlez de ces éléments de développement mais d’ici 3 mois, nous nous apprêtons à conquérir un marché prometteur. Revoyons-nous dans trois mois !

 

LTH : Votre concept semble créé pour la franchise, est-ce votre ambition ?

Plus qu’une ambition une logique économique ! La difficulté de notre métier est la distribution, la logistique. En dehors d’un périmètre de 50 kms, aucune alternative ne peut vous garantir l’arrivée de votre produit déjà transformé comme s’il sortait de l’atelier. Récemment, nous avons eu avec le numéro 1 français du transport de denrées, une expérience malheureuse : 20 boîtes de madeleines éventrées remises au Client…

Cela n’est plus possible. Ce challenge de la logistique est résolu sur la zone Paris et petite couronne. Pour les zones hors couverture, nous sommes en train de repenser l’organisation.

De facto, une des solutions est de délivrer des franchises locales. Nous sommes actuellement en cours de développement franchise. Voilà pourquoi la franchise est partie intégrante du modèle Mado à Paris.

 

LTH : Mais comment produisez-vous sur Paris ?

Nous avons notre atelier pâtisserie qui se trouve rue Saint Dominique dans le 7ème arrondissement avec une équipe de 3 pâtissiers.

Tous les matins, nous recevons la production du jour à 9h00, production que nous proposons immédiatement à la vente à l’ouverture de la Boutique.

 

LTH : La période de Noël est-elle importante pour Mado à Paris ?

Nous avons déjà livré près de 180 coffrets Prestige   et devrions en livrer près de 250 d’ici la fin de cette année ! Pour un premier exercice en pleine période Covid et sans avoir pu démarcher la clientèle entreprise, on peut parler de succès, je crois. Sur une année normale, les fêtes de fin d’année devraient représenter 20% de nos ventes annuelles !

 

LTH : Votre prochaine étape ?

Le digital. Améliorer notre site WEB et augmenter notre présence digitale. Pour cela, nous intégrons en janvier une Community Manager dont l’objectif sera de multiplier par 3 notre présence digitale.

LTH : Dans quel but ?

Augmenter nos ventes web et notre notoriété.

LTH : Aujourd’hui Mado à Paris est arrivé à la maturité ?

Honnêtement, ce concept est post-covid ! Il s’adresse aux marchés B to C ou B to B et le produit est en constante évolution : en dehors de nos Mados traditionnelles et Cakes, nous avons développé avec nos pâtissiers des produits innovants comme les mini-mados, les finger Mados, les cakes de voyage, la Mado fleur d’oranger, Rose violette ou la Mado de Noël sans compter notre Arbre à Mados ! Je crois sincèrement que le succès de Mado à Paris c’est un mélange d’innovation, de grande qualité et également, un positionnement produit premium.


 

Il est 10h15, le magasin ouvre, les clients affluent. C’est l’heure pour Martine H. de délaisser le confort de sa vie d’entrepreneure richissime pour, le temps d’une matinée, aider les équipes en servant en boutique. Le tout en grande simplicité, avec cette éternelle voix souriante et surtout un dynamisme hors norme.

 

L’entretien se termine. Souhaitons bonne chance à cette jeune entreprise française qui a pour ambition d’imposer la Mado au Monde entier.

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