Hôtel Villeroy : palace de poche

La maison Villeroy cultive depuis son ouverture discrétion et excellence. Un lieu confidentiel à découvrir d'urgence.

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Tout d’abord il y a la porte, discrète. En cette période de fête elle est habillée de décorations de saison comme un hôtel particulier de l’Upper East Side new yorkais. Derrière celle-ci un hôtel de 11 clefs et un restaurant de 7 tables. On y est accueilli comme à la maison – mieux qu’à la maison. Votre majordome – joignable 24h sur 24 vous accompagne vers notre chambre une merveille aux gypseries hypnotiques et à la cheminée taillée dans un bloc de marbre poli. Sur la table basse des attentions du chef : des cookies à se damner accompagnés d’un champagne millésimé.

La salle de bain et sa baignoire – immense – sont une invitation à tester tous les produits Officine Bully. L’hôtel abrite le premier spa de la marque relancée par Victoire de Taillac et son mari Ta dame Touhami rachetée par LVMH cette année. S’y faire masser est un bonheur.

La Maison Villeroy a ouvert ses portes il y a deux ans – premier opus hôtelier d’un ensemble sobrement baptisée The Collection, qui comptent des adresses à Londres New York Courchevel Saint Barthélemy et Saint Jean Cap Ferrat. Le Villeroy a investi le 33 rue Jean Goujon un hôtel particulier classé du début du XX e siècle. Une adresse qui longtemps abritait les bureaux de l’IFM (L’Institut Français de la Mode). Ses nouveaux propriétaires ont magnifié son architecture majestueuse, organisée autour d’une rotonde et à la hauteur sous plafond sans pareille. Ici tout est subtilement luxueux sans tomber dans le bling. Boiseries, marbres, luminaires tout a été choisi avec un goût très sûr. Aux murs des oeuvres de Pierre Bonnefille pour une ambiance de club anglais.

Le restaurant étoilé depuis l’an dernier est pris d’assaut – au déjeuner comme au dîner ses sept tables (6 classiques et une table haute de six couverts) sont réservées. Il faut dire que la cuisine audacieuse de Sébastien Sanjou chef étoilé basé dans le Var aux Arcs-sur-Argens a conquis les Parisiens. La carte est courte – ce soir une mise en bouche on enchaine à la carte avec un petit épeautre de Haute-Provence, un maigre de Corse rôti aux marrons, choux de Bruxelles cuits et crus, un plat à la carte depuis trois jours. On l’accompagne d’un Bourgogne bien choisi. On saute les fromages – sélectionnés par Martine Dubois – pour se concentrer sur les desserts, au nombre de deux. Nous en choisissons chacun un, la poire pochée marinée au fenouil pour l’un et le Chocolat grand cru lait et cacao, crousti-fondant pour l’autre. Une table qui mérite son macaron et son succès. (…) Lire la suite sur Les Echos
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